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La vidéo s’est infiltrée dans les espaces publics et privés, de même que dans les lieux où sont présentées les expositions d’arts visuels. Il existe maintenant une histoire de l’art vidéo, et son avenir s’ouvre à toutes sortes de nouveaux développements.
- Peggy Gale

Introduction à l'exposition en ligne L'art vidéo au 
Canada

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Les artistes ont découvert les caméras vidéo portatives de petit format et bas de gamme presque immédiatement après leur invention dans le milieu des années 1960; ce serait Nam June Paik, artiste et musicien coréen vivant à New York, qui aurait acheté la première Portapak, lorsque celle-ci fit son apparition en Amérique en 1965, et qui s’en serait servi pour enregistrer une visite papale qui défilait dans la rue par hasard. Si la Portapak, une caméra vidéo portative, était alors révolutionnaire, elle était par contre difficile à manier et très primitive comparativement aux normes actuelles. Contrairement au film, la vidéo ne nécessite pas de développement en laboratoire et, ainsi, Paik a pu présenter son enregistrement le soir même dans un bar du quartier.

Ce nouveau médium tombait pile. Au début des années 1970, l’art conceptuel, qui privilégie l’idée, et la performance occupaient l’avant-plan des activités en art contemporain. La peinture et la sculpture traditionnelles se voyaient éclipsées par la nouvelle place accordée aux actions se déroulant à l’extérieur de la galerie et des musées, soit dans la nature, les ateliers et les centres d’artistes autogérés, de même que dans la rue. En même temps, il y avait ce désir de contourner l’influence du pouvoir et de l’argent, et d’éviter les hiérarchies classiques du marchand/collectionneur. Avec cette nouvelle technologie qui, à l’époque, était simple, « n’importe qui » pouvait faire de la vidéo. Pareillement, il n’y avait pas de « manière correcte » de procéder. Ce médium n’avait ni règles ni vedettes. À une époque d’effervescence culturelle, l’ouverture de la vidéo et sa nouveauté encourageaient l’originalité et les idées nouvelles.

Des décennies ont passé et beaucoup de choses ont changé. La vidéo n’est plus un « nouveau médium », comme on l’appelait à ses tout débuts. L’enregistrement analogue à bobines d’alors est devenu aujourd’hui entièrement numérique. Le montage, autrefois pratiquement inexistant dans la vidéo d’artiste, est maintenant non linéaire, permettant aux artistes d’avoir recours à des logiciels informatiques complexes pour produire des strates et des effets numériques. L’équipement et les logiciels devenant relativement abordables, de plus en plus d’artistes expérimentent le médium et continuent de faire avancer la vidéo dans des formes pures ou hybrides. On peut maintenant voir leurs œuvres sur un ou plusieurs moniteurs, dans des salles obscures sous forme de projections, inscrites dans des installations complexes et raffinées, et en ligne. La vidéo s’est infiltrée dans les espaces publics et privés, de même que dans les lieux où sont présentées les expositions d’arts visuels. Il existe maintenant une histoire de l’art vidéo, et son avenir s’ouvre à toutes sortes de nouveaux développements.

Le présent site Web examine cette histoire à travers la lentille des quatorze lauréats, jusqu’à maintenant, du Prix Bell Canada d’art vidéographique. Leurs œuvres sont emblématiques par leur forme et leur variété, composant un vaste ensemble de langages visuels et d’intérêts artistiques. Les textes sur les œuvres faisant partie de la présente exposition s’organisent à partir de trois thèmes : le récit et l’art de raconter; l’identité et le corps; la technologie et le langage des machines.

L’exposition en ligne

Tous les artistes réunis ici sont connus pour leur esprit d’innovation et ils ont produit une grande variété d’œuvres. À travers leurs regards, on peut observer le patrimoine, l’identité, la communauté et l’expérience culturelle au Canada. Chacun et chacune d’entre eux ont également une voix unique, leur mise en nomination et leur sélection pour un Prix Bell Canada d’art vidéographique démontrant le respect et la considération de leurs pairs. Une courte sélection de l’œuvre des quatorze lauréats est disponible ici, offrant un aperçu de l’ensemble de leur travail.

Peggy Gale est auteur des textes et commissaire de l’exposition en ligne L’art vidéo au Canada.

Artistes

Paul Wong

Paul Wong, Vancouver


Zacharias Kunuk et Norman Cohn

Zacharias Kunuk et Norman Cohn, Montréal/Igloolik


Jan Peacock

Jan Peacock, Halifax

Luc Bourdon

Luc Bourdon, Montréal

Vera Frenkel

Vera Frenkel, Toronto


Richard Fung

Richard Fung, Toronto

General Idea

General Idea, Toronto

Nelson Henricks

Nelson Henricks, Montréal


Tom Sherman

Tom Sherman, Syracuse, New York